Les fondations sont l'œuvre la moins visible d'un chantier de gros œuvre — et celle dont dépend l'intégralité de la solidité future du bâtiment. Socorebat Habitat part toujours de l'étude de sol G2 AVP (mission géotechnique avant-projet), désormais obligatoire sur les terrains en zone d'aléa retrait-gonflement argileux depuis la loi Elan de 2018, pour dimensionner les fondations adaptées à chaque parcelle montalbanaise. Sur les terrains de la plaine alluviale à portance correcte mais nappe phréatique potentiellement haute, les semelles filantes en béton armé sont ancrées sous le niveau d'influence de la nappe, avec une étanchéité des parois par badigeon d'imperméabilisant bitumineux. Sur les coteaux argileux, l'ancrage des semelles est approfondi au-delà de la couche active de retrait-gonflement — généralement entre 0,80 m et 1,50 m selon le secteur — et les semelles sont liées par des longrines armées pour rigidifier l'ensemble et répartir les contraintes en cas de mouvement différentiel.
Lorsque la couche portante est trop profonde pour des fondations superficielles — sols de remblai épais, anciens terrains maraîchers ou zones de comblements dans certains secteurs périphériques de Montauban — Socorebat réalise des fondations profondes sur micropieux forés injectés ou sur pieux béton moulés en place, avec une poutre de liaison en béton armé en tête de pieux assurant la transmission des charges. Dans tous les cas, un béton de propreté de 5 cm est coulé en fond de fouille avant la mise en place des armatures, pour protéger le ferraillage de la pollution du sol et garantir l'enrobage réglementaire des aciers. Les plans d'armature sont établis par notre bureau d'étude structure partenaire et remis au maître d'ouvrage avec les notes de calcul.
L'élévation des murs est le cœur du métier de maçon, et à Montauban, elle se décline en plusieurs matériaux selon le type de construction, le budget et les exigences architecturales. La brique foraine — matériau roi de la construction montalbanaise depuis plusieurs siècles — reste utilisée pour les extensions et reconstructions à l'identique dans le centre historique et les quartiers anciens, où le PLU et les prescriptions des Architectes des Bâtiments de France imposent souvent la continuité des matériaux avec l'existant. Socorebat maîtrise la pose de la brique foraine à l'ancienne, avec un mortier bâtard à la chaux hydraulique naturelle NHL 3,5 qui respecte la perméabilité à la vapeur du mur et assure la durabilité des joints sans piéger l'humidité dans la maçonnerie.
Pour les constructions neuves en zone pavillonnaire — extensions, garages, maisons individuelles dans les lotissements des quartiers Nord et Sud de Montauban — le bloc béton isolant (Thermoconcept, Verre+Terre ou équivalent) offre un excellent compromis entre facilité de mise en œuvre, isolation thermique intégrée et résistance mécanique. Pour les ouvrages nécessitant une résistance maximale — sous-sols, murs de soutènement, locaux techniques — Socorebat réalise des murs en béton banché avec coffrage métallique ou coffrage perdu isolant, armés selon les plans de ferraillage établis par notre bureau d'étude pour répondre aux sollicitations en flexion et à la poussée des terres ou de l'eau. Chaque formulation de béton est adaptée à l'usage : C25/30 pour les murs courants, C30/37 pour les ouvrages soumis à l'eau, béton hydrofuge avec adjuvant imperméabilisant pour les sous-sols et les cuves.
La dalle béton est l'ouvrage horizontal de référence en gros œuvre, et à Montauban, sa réalisation doit intégrer deux contraintes spécifiques qui n'existent pas dans les mêmes proportions en zone nord. La première est la chaleur de cure : coulée en plein été montalbanais, une dalle béton peut perdre jusqu'à 30 % de son eau de gâchage par évaporation en quelques heures, ce qui crée des fissurations de retrait plastique en surface et compromet la résistance finale si la protection n'est pas assurée immédiatement après coulage. Socorebat applique systématiquement une cure humide ou un produit de cure chimique dès la fin du talochage, et programme les coulages importants en dehors des heures les plus chaudes de la journée (avant 9 h ou après 18 h en période estivale).
La seconde contrainte concerne les dalles sur terre-plein dans les zones argileuses des coteaux : sans précautions, les mouvements de gonflement-retrait des argiles sous-jacentes transmettent des contraintes à la dalle qui fissurent le revêtement de sol et décollent les carrelages en quelques cycles saisonniers. Socorebat met en place sous toutes les dalles sur terre-plein en zone argileuse un complexe de désolidarisation : lit de granulats drainants 4/20 de 10 à 15 cm sur géotextile, film polyéthylène de désolidarisation, puis dalle béton avec treillis soudé et joints de fractionnement à raison d'un joint tous les 25 m². Pour les planchers intermédiaires, nous réalisons des dalles pleines en béton armé (traditionnel) ou des planchers à entrevous isolants (type Rector ou Keriteau) avec table de compression de 5 cm en béton C25/30, suivant les plans de l'ingénieur structure. Chapes de finition flottantes à la pompe sur isolant acoustique ou thermique, chapes anhydrite pour les planchers chauffants : chaque interface entre gros œuvre et second œuvre est soignée pour garantir la compatibilité des matériaux et la planéité du support.
La reprise en sous-œuvre est l'une des interventions les plus délicates du gros œuvre : elle consiste à renforcer ou à remplacer les fondations d'un bâtiment existant sans le démolir, souvent dans des conditions d'accès difficiles et avec l'impératif de ne pas déstabiliser la structure pendant les travaux. À Montauban, cette intervention est fréquemment nécessaire sur deux catégories de bâtiments. D'un côté, les maisons anciennes du centre historique dont les fondations en brique sans semelle armée ont été fragilisées par les cycles successifs de sécheresse et de pluie, ou par la réalisation de sous-sols ou de caves dans les constructions voisines qui ont modifié les conditions de drainage du sol. De l'autre, les pavillons des années 1960 à 1980 des quartiers périphériques dont les fondations sous-dimensionnées ont subi des tassements différentiels liés aux argiles gonflantes des coteaux.
Socorebat réalise la reprise en sous-œuvre par plots alternés : on réalise d'abord les plots impairs (1, 3, 5…) en creusant sous la semelle existante par fouille manuelle ou mécanique au mini-godet, on coule le béton armé jusqu'en contact avec la fondation ancienne, on attend la résistance du béton avant de traiter les plots pairs — cette alternance garantit que la structure n'est jamais dépossédée de plus d'un tiers de son appui simultanément. La technique des micropieux forés-injectés est utilisée quand l'accès est trop restreint pour une fouille (pièce habitée, vide sanitaire de 50 cm) : les micropieux sont forés au travers de la fondation existante jusqu'à la couche portante, puis injectés au coulis de ciment sous pression pour créer un ancrage solide et durable. Chaque chantier de reprise en sous-œuvre à Montauban est couvert par la garantie décennale et fait l'objet d'un suivi topographique pendant et après les travaux pour vérifier l'absence de mouvement résiduel de la structure.
Socorebat Habitat, votre entreprise de gros œuvre à Montauban et dans le Tarn-et-Garonne
Le gros œuvre est la colonne vertébrale de toute construction : fondations, murs porteurs, planchers, dalles, chaînages — tout ce qui structure le bâtiment, supporte les charges et lui permettra de résister aux sollicitations du sol et du climat pendant des décennies. À Montauban, réaliser un gros œuvre sans parfaitement connaître les terrains locaux, c'est prendre un risque que le maître d'ouvrage paiera tôt ou tard en fissures, en tassements différentiels ou en pathologies d'humidité. Socorebat Habitat met à votre service une équipe de maçons expérimentés, formés aux spécificités géotechniques et architecturales du bassin montalbanais : sols argileux gonflants des coteaux, limons alluviaux de la plaine du Tarn et de la Garonne, tradition de la brique foraine comme matériau d'élévation, et contraintes sismiques de la zone 2 du Tarn-et-Garonne. Des fondations jusqu'aux acrotères, chaque ouvrage est réalisé dans les règles de l'art, couvert par la garantie décennale et documenté par les plans d'exécution et les fiches de contrôle béton.
Gros œuvre à Montauban : ce que le sol et l'histoire du bâti local imposent à chaque chantier
Construire à Montauban, c'est intervenir sur un territoire où la géologie dicte les règles bien avant que le premier parpaing soit posé. Le bassin montalbanais concentre des familles de sols aux comportements très différents, et l'entreprise de gros œuvre qui ne les connaît pas en profondeur prend des décisions de fondation approximatives qui se paient comptant, parfois dès le premier été ou la première grande sécheresse.
Dans la plaine alluviale du Tarn — qui couvre une large frange du territoire communal, des rives du fleuve jusqu'aux premiers quartiers de Sapiac, Villebourbon et des Chalets — les limons et graviers alluviaux présentent une portance variable selon la profondeur de la nappe phréatique et la proximité des méandres anciens. Sur les coteaux qui encadrent la ville au nord et au sud, la molasse tertiaire argilo-calcaire offre généralement une bonne portance en profondeur, mais les premiers mètres abritent des argiles gonflantes capables de gonfler de 3 à 5 % en volume lors des périodes de pluie et de se rétracter d'autant lors des grandes sécheresses estivales — un mouvement cyclique qui fissure les maçonneries légèrement fondées et décolle les enduits en quelques années. Plus de la moitié des communes du Tarn-et-Garonne sont classées en aléa retrait-gonflement argileux modéré à fort par le BRGM, et Montauban ne fait pas exception dans ses secteurs de coteaux.
À cette réalité géotechnique s'ajoute la contrainte sismique de zone 2 (faible) qui s'applique à l'ensemble du département : elle impose des règles constructives précises sur les chaînages horizontaux et verticaux, la disposition et le diamètre des armatures, et la rigidité des planchers — règles que Socorebat applique systématiquement sur tous ses chantiers de gros œuvre à Montauban, qu'il s'agisse d'une maison neuve, d'une extension ou d'une reprise en sous-œuvre.
Ces travaux sont essentiels et doivent être achevés avant d'entreprendre les travaux de second œuvre qui concernent les finitions intérieures.
